Les plus grands et les plus hauts

Qui était la première femme à avoir escaladé le mont Everest ?

La réponse

La première femme à avoir escaladé le mont Everest est Junko Tabei, une alpiniste japonaise. Elle a atteint le sommet le 16 mai 1975, devenant ainsi une figure emblématique pour les femmes dans le monde de l'alpinisme et inspirant des générations de sportives.

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Le 16 mai 1975, une date gravée dans l’histoire de l’alpinisme, Junko Tabei devint la première femme à fouler le sommet de l’Everest. Son exploit ne fut pas seulement une victoire personnelle, mais un symbole de persévérance et de détermination pour les femmes du monde entier. Avant elle, les sommets himalayens étaient largement dominés par des hommes, et son ascension marqua un tournant dans la reconnaissance des capacités féminines en haute montagne.

Une ascension sous haute contrainte

L’ascension de l’Everest par Junko Tabei fut tout sauf une promenade. Son expédition, organisée depuis le Népal, dut affronter des conditions extrêmes : vents violents, températures polaires et avalanches fréquentes. Le 16 mai 1975, accompagnée de son sherpa Ang Tsering, elle atteignit le sommet à 14h30, après un parcours semé d’embûches. Son succès fut d’autant plus remarquable qu’elle dut se remettre d’un accident survenu quelques jours plus tôt, lorsque son campement fut enseveli sous une avalanche. Cet épisode, qui la laissa avec des blessures mineures, aurait pu dissuader une alpiniste moins déterminée.

Un parcours jalonné de premières

Junko Tabei ne se contenta pas d’être la première femme au sommet de l’Everest. Avant cet exploit, elle avait déjà marqué l’histoire de l’alpinisme en étant la première femme à gravir le mont Fuji au Japon, puis en menant la première expédition féminine à l’Annapurna III en 1970. Ces réalisations, bien que moins médiatisées, témoignaient de son talent précoce et de sa capacité à repousser les limites. Son approche méthodique et son respect des traditions himalayennes lui valurent également le respect des sherpas, souvent sceptiques face aux alpinistes étrangers.

Un héritage au-delà des sommets

Au-delà de ses performances sportives, Junko Tabei a laissé un héritage durable dans le monde de l’alpinisme et au-delà. Elle fonda le Japan Women’s Everest Expedition, une organisation visant à promouvoir l’alpinisme féminin et à soutenir les femmes dans des disciplines traditionnellement masculines. Son engagement pour l’écologie fut également notable : après son ascension, elle milita pour la protection des montagnes et contre la pollution des sommets himalayens. Jusqu’à sa mort en 2016, elle continua à inspirer des générations d’alpinistes, prouvant que la détermination et le respect de l’environnement pouvaient aller de pair.

Un symbole de résilience face aux préjugés

À une époque où les femmes étaient souvent cantonnées à des rôles secondaires, Junko Tabei dut faire face à des préjugés tenaces. Les organisateurs d’expéditions masculines lui refusèrent parfois des financements ou des équipements adaptés, la forçant à compter sur des sponsors locaux et sur sa propre ingéniosité. Son succès contribua à changer les mentalités, ouvrant la voie à des alpinistes comme Wanda Rutkiewicz ou Reinhold Messner, qui reconnurent son influence. Aujourd’hui encore, son histoire rappelle que les barrières ne sont pas seulement physiques, mais aussi culturelles.